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Critique – Les âmes vagabondes

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Réalisation : Andrew Niccol
Scénario : Andrew Niccol d’après le roman Les âmes vagabondes (The Host) de Stephenie Meyer.
Production : Chockstone Pictures, Inferno Entertainment, Nick Wechsler Productions, Silver Reel  Société de distribution: Metropolitan Filexport (France).
Bande originale :Antonio Pinto
Origine : USA
Date de sortie : (US) 29 mars 2013 (Fr.) 17 avril 2013

Titre original : The Host

Casting: Saoirse Ronan, Max Irons, Jake Abel, Diane Kruger, William Hurt, Chandler Canterbury, Scott Lawrence, Emily Browning,…

Avant de commencer, je voulais préciser que, même en ayant lu et apprécié le livre, je ne ferai aucune comparaison livre/adaptation. Au final, parler de la qualité d’une adaptation n’en définit pas celle du film et ne justifie pas une critique, à mon humble avis. Certes, nous pouvons être déçus mais nous le seront toujours. Mais, encore une fois, ce n’est que mon opinion et vous avez le droit de ne pas être d’accord avec moi.

Bref, cessons ces blablas inutiles…

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Synopsis: La Terre est envahie. L’Humanité est en danger. Les corps restent les mêmes mais les esprits sont contrôlés. Mélanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder.

Bye bye les canines pointues et les individus brillant, au soleil, telles des boules à facettes. Ouais, toutes les critiques commencent comme ça mais quand on voit Stephenie Meyer, ça nous ramène toujours à cette saga, on n’y peut rien (mais loin de moi l’idée de comparer les deux œuvres, c’est vraiment inutile). Ici, nous faisons affaire à une espèce extraterrestre qui a besoin d’hôte pour pouvoir se développer donc elle envahit plusieurs mondes dont le notre. Elle a pacifié notre chère Planète Bleue mais toute conquête ne se fait pas sans résistance. Des Hommes ont décidé de ne pas rester les bras ballants et de récupérer ce qui leur appartient. L’envahissement de l’humanité, la place de l’Homme sur la Terre, sa survie,… Autant de grandes questions auxquelles Andrew Niccol (Bienvenue à Gattaca, Time  Out, tout récemment) a dû se coller. Mais s’en est-il tiré avec ce sujet adulte, entremêlé avec une histoire d’amour ? C’est à voir.

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LE point positif de ce long-métrage est son esthétisme. La beauté visuelle ses plans, ses décors, que nous propose Andrew Niccol, sont en adéquation avec l’univers du film. De plus, ils nous proposent une belle contraste entre les deux « Mondes ». Celui des âmes est plutôt lisse, blanc, terne et immaculé. On en voit le symbole de leur côté pacifiste et du monde censé être parfait grâce à leur état d’âme. De l’autre côté, nous avons le désert, ce paysage de désolation, pas adapté pour y vivre. Cependant, les humains sont obligés d’y être reclus pour survivre. Cela évoquerait un monde post-apocalyptique, la perte de la Terre sans espoir de retour à leur civilisation (ça me rappelle ces films comme La Planète des Singes).

Mais là où le bât blesse, c’est au niveau du scénario. Bancale, voire très faible, il n’apporte rien d’autres que des dialogues creux et niais (bon, dans certaines séquences, ce n’est pas mielleux, je vous l’accorde). Même l’histoire d’amour n’est pas crédible : En à peine quelques scènes ensembles, ça se saute au cou.   Mais la grosse lacune, c’est que le film manque cruellement de dynamisme et de tension. Les grandes questions sur l’humanité présentes au début et à la fin, sont délaissées en milieu de film, où se succèdent lourdeurs sur lourdeurs, qui n’apportent rien de conséquent. Alors que la première partie du film était intelligemment écrite, nous ne ressentons pas le danger, la peur qu’il y avait lorsque Wanda était encore en ville ou en fuite. Dans la grotte, nous pouvons croire que la planète n’est pas dominée par ses semblables et qu’ils vivent en parfaite harmonie. C’est fort dommage.

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Mais je ne reprocherai pas les moments Mélanie/Wanda (un peu de schizophrénie n’a jamais fait de mal à personne, n’est-ce pas ?). Cette façon de montrer que Mélanie est encore présente apporte de l’originalité au film d’Andrew Niccol. Ce procédé, bien pensé et dirigé, sauve un peu le film et nous montre le talent de Saoirse Ronan (Atonement, Lovely Bones, Hanna ou Byzantium,…). La jeune actrice de 19 ans joue les 2 personnalités avec naturel et facilité.

A côté, les autres rôles sont effacés. Jake Abel (Ian) et Max Irons (Jared) donnent l’impression d’être là car il y avait 2 personnages masculins à interpréter.

Diane Kruger (la Traqueuse/Lacey), que je ne présente plus,  sauve les meubles, elle aussi. Elle interprète une traqueuse impassible avec justesse, sans se forcer et sans aucun artifice.

En bref, ce long, toutefois regardable grâce à Saoirse Ronan, Diane Kruger, la relation Mélanie/Wanda et l’esthétisme, aurait pu être un très bon un film de Science-Fiction si le scénario avait été plus poussé et non servi à faire un film pour adolescente. Il y avait beaucoup de potentiel mais il a été gâché. C’est dommage Mr.Niccol. 

2/5


Bande-annonce en VF:

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À propos de virginie Billa

Ancienne étudiante en fac de ciné. Je bouffe cinéma, je respire cinéma depuis l'âge de 7 ans lorsque mes parents m'ont fait découvrir Titanic mais la flemme s'est ravivée avec Hitchcock. Je suis quelqu'un d'assez hétéroclite même si le cinéma indépendant et les petits films d'auteur barbants bouleversent mes sens. Cependant, je prends un malin plaisir à être émerveillée par un film qui a coûté 90 000 fois mon loyer. Et c'est ça, la vrai force du Cinéma.

6 commentaires sur “Critique – Les âmes vagabondes

  1. wildgunslinger
    28/04/2013

    Je partage ton avis en tous points.

  2. Ashtray-Girl
    01/05/2013

    (Presque tout) pareil.

  3. Le film m’a déjà perdu dès « le scénario : quelque chose bla bla Stephenie Meyer. »

    « Mais là où le bât blesse, c’est au niveau du scénario. » MAGALI PASSION DONS D’EXTRA-LUCIDE.

    Sinon, ouais, l’esthétisme (vu dans la BA) a l’air sympatoche (mais vu le budget, comment cela ne pourrait pas l’être ?) ET ILS ONT MIS UNE CHANSON D’IMAGINE DRAGONS.

    BISOUS, GIRL.

  4. Mr Vladdy
    24/05/2013

    Après t’avoir suivi sur Twitter, je me permet de me taper l’incruste sur ton site :P Pour ma part, j’ai aussi été très déçu par ce film. J’espérais que Nicoll réussisse à élever un peu les débats mais il a fait sde son film une amourette fade pour adolescent sans chercher à aller plus loin… Dommage car je suis sûr que cette base avait un énorme potentiel…

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