Le ciné de Virginie

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Gambit – Critique

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Réalisation : Michael Hoffman  Scénario : Joel et Ethan Coen  Production: Mike Lobell, Rob Paris, Adam Ripp,  Photographie : Florian Ballhaus  Bande originale :  Rolfe Kent  Origine : USA  Titre original : Gambit  Date de sortie : (Fr.) 6 février 2013  Distributeur : Metropolitan FilmExport Casting : Colin Firth, Cameron Diaz, Alan Rickman,Stanley Tucci,…

Un film écrit par les frères Coen et réunissant un casting étoile, cela nous rassure tout de suite. Comédie sur la base d’une arnaque, qui ne se passe pas comme le voudrait Harry Deane (Colin Firth), ce remake de Un Hold-Up extraordinaire (Ronald Neame, 1980) avait tout pour être un bon divertissement, permettant de se détendre, après une journée difficile. Mais…

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Synopsis: Harry Dean, un conservateur d’art, décide d’arnaquer son patron, qui est à la recherche d’un  Monet, disparu depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Pour cela, il emploie une cow-girl texane et lui demande de faire croire que son grand-père détient le tableau, tant convoité. Or, ça ne fonctionne pas comme prévu…

Quand le film commence par un générique employant l’animé, on peut se dire que Michael Hoffman essaie de nous livrer une comédie pure, se rapprochant de la comédie classique hollywoodienne (voire du burlesque), en y intégrant toutes les formes de comiques, que nous pouvions trouver à l’époque. Sauf que voilà, nous ne retrouvons aucun code du genre (ou ils seront trop exubérants, pour nous faire rire) Hoffman pataugera dans le scénario et ne parviendra jamais à rejoindre la surface, pour nous proposer quelque chose d’un tant soit peu bon. On peut se poser la question suivante : Au vue de leurs précédentes productions, est-ce vraiment les frères Coen derrière cette écriture ?

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Tout commence quand Harry Dean trouve PJ Puznowski, une cow-girl texane, à une représentation rodéo. Un peu plus tard, il discute avec elle et son plan est mis en marche. Son patron (Lionel Shabandar, joué par Alan Rickman) tombera dans le panneau et le tableau lui sera vendu. Sauf que cela ne se passe pas comme se l’imagine Harry. On peut dire que c’est face à cette situation, que nous nous trouvons.  Au début, nous ne pouvions rien reprocher à ce film. On a, souvent, vu ce sujet exploité au cinéma. Les réalisateurs et les scénaristes savaient maîtriser leur sujet donc on pouvait laisser un chance à une énième comédie, pourquoi pas. Mais que se passe-t-il quand une délégation, de gags copiés-collés, sur d’autres oeuvre  passe devant vos yeux ? La lassitude s’installe rapidement. L’originalité n’est pas le maître mot de cette production : les blagues deviennent lourdes et le rythme est plat, sans une seule situation loufoque que nous attendions. Rien ne parvient jamais à faire arracher un sourire aux spectateurs, même lorsque Colin Firth se trouve dans une situation plus que délicate (sauf peut-être mes voisins qui ont ri, à gorge déployée, pendant toute la séance. Je me suis même demandée si je savais encore rigoler ou non). Cela manque d’élégance et les dialogues ne sauvent jamais le film. Au contraire, de mauvais goûts, ils accentuent ce malaise constant, ressenti pendant 1h38.

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Seul Colin Firth relève le niveau de cette comédie (qui est très bas, donc il n’a pas de mal). Il interprète Harry Dean avec charme et naturel. Il ne force jamais. A la différence de Cameron Diaz qui, ici, joue la carte du grotesque (son personnage étant déjà très caricatural, un peu trop même). Ses mimiques et sa façon de parler (elle accentue bien le fait qu’elle soit américaine. On ne sait jamais, on ne pourrait pas le comprendre) agacent vite. Pourquoi en faire trop alors qu’on sait de quoi elle était capable, dans une comédie ? Enfin Alan Rickman ne fait ce qu’on lui demande, il n’en fait ni plus, ni moins. Il déçoit un peu.

En Bref, Gambit est une comédie lourdingue, qui essaie de faire rire sans jamais y parvenir. Nous sommes proches de la série B, voire du téléfilm proposé,  pendant les vacances de Noël. 

1/5

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À propos de virginie Billa

Ancienne étudiante en fac de ciné. Je bouffe cinéma, je respire cinéma depuis l'âge de 7 ans lorsque mes parents m'ont fait découvrir Titanic mais la flemme s'est ravivée avec Hitchcock. Je suis quelqu'un d'assez hétéroclite même si le cinéma indépendant et les petits films d'auteur barbants bouleversent mes sens. Cependant, je prends un malin plaisir à être émerveillée par un film qui a coûté 90 000 fois mon loyer. Et c'est ça, la vrai force du Cinéma.

2 commentaires sur “Gambit – Critique

  1. wildgunslinger
    14/02/2013

    D’accord sur tous les points!

  2. Pingback: Index critiques | Le ciné de Virginie

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